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[CONFINEMENT] Antony MANCEBO, franchisé Subway® à Marseille : « Il faudra rassurer la clientèle »

[CONFINEMENT] Antony MANCEBO, franchisé Subway® à Marseille : « Il faudra rassurer la clientèle »

 

Antony Mancebo gère deux restaurants dans les 5ème et 9ème arrondissements marseillais. Il revient sur cette période de confinement qui a stoppé net son activité le 16 mars dernier. 

Comment vos employés traversent-ils cet épisode ? 

Antony Mancebo : 15 salariés ont été placés en chômage partiel. Certains sont vraiment très inquiets. D’autres relativisent un peu plus. Durant le confinement, l’équipe est restée en contact avec nous par messagerie. Mais, depuis quelques jours, on commence à les sensibiliser sur les conditions dans lesquelles se feront les réouvertures et sur la nature des consignes qu’il faudra appliquer. Le siège de Subway® a préparé un plan précis en ce sens. A mesure que les documents nous sont parvenus, on a communiqué des informations à notre personnel afin qu’il puisse s’en imprégner et anticiper les nouveaux process de travail. 

La mise en place de ces mesures sanitaires vous inquiètent-elles ? 

A.M : Non, pas du tout car elles sont indispensables à notre redémarrage. Surtout, elles visent à rassurer la clientèle : il sera important de montrer au public qu’il ne risque rien à venir manger chez nous ! 

Justement, quand cette reprise interviendra et que vous pourrez à nouveau rouvrir vos salles, à quel volume de fréquentation vous attendez-vous ? 

A.M : Vous savez dans le sud, où le beau temps revient tôt, les gens adorent se mettre en terrasse ! Pour autant, je ne m’attends pas à un « effet rattrapage » : le jour où on nous autorisera à accueillir du monde, je doute que ça soit dans les mêmes conditions qu’auparavant. Peut-être qu’on ne pourra remplir notre capacité qu’à moitié et qu’une table sur deux devra être occupée. On ne sait pas pour l’instant, ni sur les modalités ni sur le calendrier. Si cette ouverture est en juin, je ne m’attends pas à des miracles car l’été est une période un peu plus calme dans mes restaurants : beaucoup d’étudiants sont partis ! 

A quels dispositifs avez-vous eu recours pour soutenir votre restaurant pendant le confinement ? 

A.M : On a sollicité toutes les aides possibles : l’indemnité de 1 500 euros, le chômage partiel pour 15 salariés, des étalements de loyers, un report de cotisations. Et je suis en cours de négociation pour obtenir des prêts garantis par l’Etat. 

Le fait d’évoluer dans un réseau de franchise vous a-t-il rassuré ? 

A.M : Oui. En cas de crise, c’est un système sécurisant : on sent qu’il y a un groupe avec une grosse force de frappe logistique et des moyens pour orienter et accompagner les franchisés. C’est une garantie également pour les équipes et le consommateur : ils vont se rendre compte à quel point  tout est cadré, pensé et mis en œuvre pour assurer leur sécurité sanitaire. Moi-même, je suis tous les jours, ou presque, en relation téléphonique avec mes responsables de gion, Christine et Jean-Michel Ahnine.  

Un mot sur votre parcours ? 

A.M : J’ai d’abord travaillé dans le secteur médical et puis j’ai souhaité changer d’orientation professionnelle. J’ai connu Subway® à ce moment-là. A l’époque l’enseigne commençait à se développer chez nous : il y avait une trentaine de restaurants en France et un seul à Marseille où j’étais d’ailleurs client. J’avais sympathisé avec un des responsables. Le projet de la franchise à l’américaine m’a plu, et son concept aussi qui était très nouveau dans le secteur de la restauration rapide. J’ai pris contact avec la marque et j’ai signé mon premier contrat. Mon premier établissement a ouvert en 2007 boulevard Baille, et le second en 2013 boulevard de Redon